Manuscrit d’horlogerie, Notes sur les échappements, [circa 1800]

1 200,00


[MANUSCRIT], Notes sur divers systèmes d'échappement, sl, sl, vers 1800

160 pages manuscrites dont 20 pages de figures (+ 3 figures dans le texte à mi-pages).In-8 de 15x22cm. Reliure plein papier marbré moderne. Ecriture toujours très lisible. Mouillure dans la marge interne qui devient importante à la fin de l'ouvrage. Les 4 derniers feuillets les plus endommagés ont été restaurés dans les coins (sans gêner la lecture des figures).

Long manuscrit d’horlogerie richement illustré.

Le manuscrit reprend principalement les chapitres sur les échappements du Traité de l’horlogerie de Thiout et est divisé comme suit :

Démonstration de l’échappement à roue de rencontre par Monsieur Sully / Réflexion sur les échappements de Mr Thiout ainé (avec 4 pages de commentaires personnels sur les échappements)/ Sur les pendules par le sieur Enderlin / Démonstration du Sieur Enderlin pour former l’ancre d’un échappement à Rocher / Echappement du Sieur Sully / Machine pour mettre les ressorts des pendules dans leur barillets sur le principe du celui qui sert pour les montres / Machine à polir les marteaux de répétition et les ressorts de cadran / Mémoire sur la figure des dents des roues et des ailes de pignons pour rendre les horloges plus parfaites par Mr Camus / Sur la figure des dents des roues et des ailes des pignons par Monsieur Enderlin

Si certaines parties sont une copie mot à mot du texte de Thiout (la roue de rencontre de Sully par exemple) d’autres chapitres sont paraphrasés ou fortement résumés ce qui implique une bonne connaissance du sujet traité ( et qui est parfois fort complexe !). Les figures du Traité d’horlogerie sont aussi magnifiquement retranscrites à la plume. L’écriture et le papier vergé indiquent la fin du xviiième siècle mais dans le texte on trouve une référence à Berthoud et le nouvel échappement à virgule de Lépine ce qui indique plutôt le tout début du xixème.

Dans la seconde moitié du xviiième siècle l’horlogerie est une technique d’ingénierie de pointe, semblable sans doute à l’ingénierie spatiale de nos jours (osons les comparaisons ! ). La précision de la mesure du temps est en effet un enjeu stratégique permettant la mesure des longitudes et donc de dresser des cartes permettant de conquérir de nouveaux territoires ! Le perfectionnement des échappements est alors au coeur des recherches car la roue d’échappement est l’organe central d’une montre ou d’une pendule, qui permet de découper le temps en secondes. C’est dans sa conception et la maitrise des vibrations parasites que résident les gains de précisions. C’est ce qui conduira Breguet, à la même époque que la rédaction de notre manuscrit (1801), à inventer son tourbillon : merveille des merveilles horlogères !

Nous n’avons pu déterminer si il s’agissait là d’un cours ou des notes personnelles d’un horloger. Quoiqu’il en soit de tels manuscrits sont rares, on trouve quelques résumés manuscrits de traité d’horlogerie mais la transmission dans l’horlogerie se faisant principalement par l’apprentissage, les notes ou manuscrits qu’il nous reste sont rarement aussi longs et bien rédigés. (On se souvient des manuscrits et des notes brouillonnes de Breguet vendus fort chers aux enchères il y a quelques années).

Une véritable pièce de collection pour les passionnés de garde temps!



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